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vendredi 1 février 2008

Les supporters font du ski

Dimanche, c'est la magie de Dame Coupe et son torrent vengeur de lieux communs déja évoqué qui nous attend dans le cadre que j'imagine champêtre du stade de Thonon face à Croix de Savoie...
L'avantage de ce tirage en ces temps hivernaux est la possibilité qui nous est offerte de conjuguer fidélité à nos couleurs avec entraînement de nos cuisses atrophiées lors d'un week end de ski dans les environs. A ce sujet, il aurait été mieux de pouvoir jouer le samedi soir, pour éviter de se faire amputer la dernière journée de glisse, mais on va pas se plaindre, non ?
Dans la série "ils se mouchent pas du coude avec une saucisse" (expression aussi imagée que souple, chère à mon ami Stan), le club de Croix de Savoie accueille les supporters Lyonnais moyennant 20 euros, ce qui pour un match de la Coupe Pitch me paraît un poil excessif. Là où le bas blesse un peu aux entournures, c'est quand on connaît les pratiques qui régissent la répartition des bénéfices générés par les matches de coupe : la règle veut que, les matches se déroulant sur un seul terrain, les clubs partagent les bénéfices du match. En pratique, les clubs professionnels se déplaçant chez des adversaires amateurs laissent l'intégralité des bénéfices de billetterie au club qui reçoit. Dans ces conditions, l'OL, qui ne me semble pas être le premier venu en France, aurait pu suggérer à ses hôtes haut-savoyards de ne pas assassiner comme ils le font les supporters visiteurs, qui vont consacrer leur après-midi à encourager leur équipe dans une compétition qui n'intéresse plus que les campings et les dancings de campagne.
Pour finir, le jeu de mots que pourrait faire L'Equipe en cas de victoire Lyonnaise :
"Lyon se régale de Croix de Savoie"
... et la recette qui va bien :
Croix de Savoie :
Pate à brioche: 1kg de farine 500g de beurre 10 oeufs 200g de sucre 20g de sel 15g de levure 5g de vanille liquide crème patissiere: 1l de lait 6 jaunes d'oeufs 5 oeufs 5g de vanille 10g de poudre à crème
Pétrir tous les ingrédients en premiere vitesse sauf le beurre lorsque la pate se décolle, rajouter le beurre et faire décoller la pate; laisser monter la pate 2 h mettre la pate au réfrigerateur jusqu'au lendemain le lendemain, l'étaler de façon rectangulaire 60cm de long, 40 cm de large. étaler la crème patissiere sur une moitié du paton puis refermer découper des bandes de 15 cm de long par 5 cm de large et superposer 2 bandes en croix et dorer à l'oeuf. aprés avoir laissé reposer 2 h, cuire 10 min à 170°C
merci à supertoinette pour la recette ! Pour ma part, j'aime bien avec de la coniture de Myrtilles.

mardi 1 janvier 2008

2008...


T'as voulu voir Athènes et on a vu Rome, t'as voulu voir Istanbul et on a vu Eindhoven...

Ca c'était pour quelques uns des premiers de l'an précédents, mais faisons preuve d'abnégation !


Alors, que 2008 nous emmène à Moscou en mai... et peu importe la route qui y mène (elle passe par Manchester tout d'abord), nous la prendrons !


Photo empruntée à wikipedia

jeudi 27 décembre 2007

Manchester en mars...

Le problème quand Manchester sort de la boule revenant à l'OL, c'est que ca vient mettre un terme à une semaine de plaisir (non pas que le match de Nice fut un plaisir à suivre, au contraire...), mais la satisfaction "d'en être" (finalement, devrais-je ajouter) est agrémentée de cette incertitude un peu béate de qui est face à un choix qui le dépasse un peu et qui se plaît à imaginer ce qu'impliquent les différentes options : Seville pour goûter au printemps avant le printemps dans une ville merveilleuse et pour le dépaysement, Milan pour les charmes de l'Italie, les postures allanguies des statues au sommet des flèches du Duomo et l'assurance d'un voyage facile pour de nombreux supporters, Madrid pour le stade et la fiesta possible en ville, Chelsea pour la facilité de se rendre à Londres et goûter enfin de l'inédit, Porto pour envisager une revanche... Manchester... euh pour quoi ?

Comme on aime aussi se faire peur et qu'on a pas beaucoup le choix de toutes façons, on liste les dangers qui nous attendent dans tous ces endroits : Seville est "en chaleur" en coupe d'Europe et ailleurs, Madrid... vu la tôle qu'on a prise à Barcelone et qu'ils viennent d'y gagner... puis, on leur refera pas 3 fois le coup, Chelsea c'est riche, Milan, c'est jamais bon à prendre, l'Inter ca se termine jamais bien, Porto c'est loin (quelle tristesse de s'y être retrouvés à si peu en 2004 pour un quart de finale de Ligue des Champions !), Manchester, c'est fort, c'est loin, c'est moche, c'est fort, Manchester début mars, brrr... (ya des ours blancs, non ?), c'est vraiment fort...

Evidemment, faut qu'on aille jouer les Mancuniens ! Au moins, on a pas grand chose à perdre, mais c'est pas le tourisme qui va nous consoler si ca se passe mal.

Alors bien sûr restent "les petites Anglaises" qui eudôrent le Fraaance...

Sachant que Manchester est pas si loin que ça de Glasgow... et voyant ce qu'on a trouvé à Glasgow...

pfff... quel tirage de merde !
photo : Stan, tous droits réservés

mardi 25 décembre 2007

Glasgow Rangers - OL


Je n'ai pas l'esprit spécialement revanchard mais au soir de notre qualif a Ibrox Park au terme d'un match plus tendu que le score ne le laisse penser : dure reprise en seconde mi-temps... et un petit miracle mettant aux prises une transversale et Gronaldo-Darcheville (un faux rebond sur une gazon britannique, si c'est pas un miracle, ça !), je dois avouer que j'ai eu une grosse pensée pour tous ceux qui quelques mois auparavant après le match aller face aux mêmes Rangers nous étaient tombés dessus et avaient brandi sous nos yeux l'exploit de l'OM qui le lendemain même était allé l'emporter à Anfield (mais si, il tombe en frappant Valbuena !!). Du coup, au-delà de la joie de voir l'OL confirmer son statut d'équipe de 1ère division européenne (top 16 après tout), je me suis laissé aller au plaisir de penser à tous ceux que ça devait rendre malades de nous voir une fois de plus en deuxième semestre de Ligue des Champions.

Ca rend con le foot... dans le train qui me ramenait de Bordeaux le 7 octobre dernier après la démonstration donnée aux Bordelais et la réponse donnée à tous ceux qui venaient de passer 5 jours à nous dauber, j'avais balancé du fiel par texto à tous ceux dont j'avais pas viré le numero.

Le lendemain, Juninho déclarait qu'il n'avait pas compris comment un tel déferlement de hargne avait pu leur tomber dessus après la déroute face aux Rangers... comme si la vomitive "France du foot" se complaisait à jeter à la face des vaincus (d'un jour) toute la jalousie accumulée au cours des années de succès.
Bref, tout ça n'est pas un réquisitoire contre de tristes sires qui ont de toutes façons décidés depuis de se faire discrets (vu les "courbes" de résultat respectives de l'OL et de l'OM en Ligue des Champions), mais finalement, dans une période où l'OL a tendance à ne plus inquiéter ses supporters au niveau français, il n'est pas désagréable de connaître à nouveau l'ivresse d'une qualif un peu surprise et les palpitations qu'elle engendre...


La petite déception à Glasgow et elle est bien relative, fut, à mon goût la relative apathie du kop Lyonnais pendant un match qui fut serré pendant 80 minutes. Alors qu'Ibrox vibrait, non pas de cantiques comme à Celtic Park, mais de hargne, de rage, voire d'invectives à l'encontre de ses joueurs, le public Lyonnais s'est fait entendre grâce aux groupes qui s'étaient déplacés mais qui furent peu suivis par le reste des supporters en dépacement. Certes, l'interdiction de mégaphones, et de tout ce qui peut servir à coordonner un public (interdiction de monter sur les sièges), n'a pas aidé, mais reprendre un basique "qui ne saute pas..." ou autre chants de quelques syllabes n'implique pas de sortir de l'X ou d'avoir fait le conservatoire... dommage donc que nous n'ayons pas su profiter encore plus des "trous" de cette ambiance typiquement britannique (je risquerais même un "anglaise", tant Ibrox se casse la tête à démontrer par tous les moyens son "loyalisme" au sens le plus politique qu'on puisse trouver sur les Iles Britanniques).
Photo : Stan - tous droits réservés.