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mardi 11 mars 2008

C'est pas fini !

Reuters nous informe que l'UEFA va statuer la semaine prochaine sur "l'incident du laser" lors du match de LdC contre ManU : C. Ronaldo a été visé par un laser... vert qui partait du haut des blocs centraux du Virage Sud, c'est à dire au milieu d'un banc de touristes, même si l'OL va certainement encore en profiter pour "les briser" à la Cosa.
11:54 11Mar2008 RTRS-Soccer-UEFA to rule on laser use on United players in Lyon
PARIS, March 11 (Reuters) - UEFA's disciplinary committee will rule next week on the aiming of a laser beam by Olympique Lyon fans on Manchester United players during their Champions League match at Gerland last month. "UEFA has opened disciplinary proceedings against Olympique Lyonnais for the improper conduct of the club's supporters," the European body said in a statement posted on its Web site (
www.uefa.com). The hearing by UEFA's disciplinary committee will take place on March 20, the statement added. A green laser light appeared several times on Cristiano Ronaldo's face during the first knockout round, first leg, which ended in a 1-1 draw. Manchester United went through to the last eight with a 1-0 home win two weeks later.
Dans la série des mauvais comportements, j'aime beaucoup l'indignation de l'OL et du Progres sur la façon dont nous fûmes traités à Old Trafford... lisons la prose de Lanier :


Des supporters lyonnais maltraités à Manchester !
De mémoire de supporters lyonnais, jamais l'accueil dans un stade n'avait été aussi glacial que celui vécu à Old trafford. Il a même tourné au cauchemar pour une vingtaine d'entre eux ayant déboursé jusqu'à 440 euros pour s'offrir le voyage.
En réalité, plusieurs Lyonnais furent traités de manière méprisante par les stadiers anglais au point d'être « éjectés » du stade au bout D'une minute de jeu. Devant le risque de conflit entre les stadiers lyonnais et les stadiers mancuniens, Annie Saladin, responsable des déplacements de supporters de l'OL, et qui est à Lyon une madame sécurité reconnue, a préféré faire en sorte que les stadiers lyonnais quittent eux aussi l'enceinte.
« J'ai été refoulée de manière indigne en étant insultée. J'avais eu un très bon contact avec le responsable de la police locale, en amont tout s'était bien passé, mais une fois à l'intérieur du stade, c'est devenu de la folie », souligne Annie.
A Old Trafford, Manchester ne tolère aucun supporter debout, et les stadiers anglais qui, semblent-ils, ont tous les pouvoirs, en ont donc abusé : « J'attends d'avoir tous les éléments. Tous nos supporters ne sont peut-être pas exemplaires, certains ont peut-être voulu rester debout, mais ce n'est rien par rapport aux très nombreux Anglais, venus avec des faux billets, ayant abusé de l'alcool, que nous avons toléré à Gerland en les respectant car nos stadiers ont des consignes.
Nous étions dans un coin du stade. On ne dérangeait personne. Nous avons essayé de dialoguer mais nous avons été méprisés. Nous sommes choqués », ajoute Annie. L'OL a fait un rapport à l'UEFA sur l'accueil très particulier de MU, en espérant qu'une certaine justice soit rendue.

Avec pas loin de 180 matches à l'extérieur pour aller voir l'OL un peu partout, il ne m'a pas fallu fouiller longtemps ma mémoire de poisson rouge pour trouver des exemples d'accueil du même tonneau, l'accent nord-anglais en moins peut être.
Spontanément : Bordeaux et son armada de stadiers aux mains baladeuses, les mêmes qui nous avaient fait une fouille honteuse à Libourne en 2003 - Marseille et son hangar "boîte noire" où se passent des trucs bizarres parfois - Paris, où il faut montrer 15 fois patte blanche avant d'accéder au parcage - l'heure et demie d'attente à Milan ou à Rome. Je me souviens qu'en 2002 (je crois) lors d'une victoire 2-1 au Havre, nous n'avions même pas vu le coup d'envoi, un gone ayant allumé un fumi -ce qui est certes interdit- à l'entrée des joueurs, les stadiers se jetèrent sur lui comme s'il allait s'emparer des commandes d'un 747 venant de décoller du tarmac de JFK, venant au secours de notre copain, nous nous retrouvâmes tous devant les grilles du stade au moment de l'engagement, on s'est aussi faits gazer à Sochaux, Metz entre autres... La palme, à mon sens revient au stade Bollaert où le parking des bus ressemble à un centre de détention chilien de la fin des seventies et où après la fouille toujours minutieuse de la maréchaussée, il faut être escorté par quelques gendarmes ou CRS pour accéder à la tribune à laquelle on parvient via un chemin qui serpente tout droit (!) entre voie ferrée et grillage. Un grand bonheur ! Tout cela n'émeut guère l'OL généralement, je vous rassure !
Pour en revenir à Manchester, en effet, les bobbies du coin avaient l'air aussi engoncés dans leurs principes et l'application méticuleuse de leurs ordres que leur front dans leur casquette ridicule aux motifs à damiers façon "ska" (pourquoi tout le monde s'habille en fluo là-bas ? c'est moche !). Parce qu'il vaut mieux prendre les choses avec philosophie, disons que la mésaventure des stadiers et de leurs responsables aura certainement pour effet de susciter une plus grande compréhension à l'égard des supporters (et c'est là qu'on se réveille ensuite !).

lundi 10 mars 2008

Pour en finir

En finir avec Manchester, clore le chapitre de la Ligue des Champions pendant 6 mois (ca devrait aller, la qualif...).
Retour en photos sur le match de mardi dernier avec la livraison que m'a envoyée l'ami Bud qui a joué du zoom toute la soirée pour les fidèles de Lyonzinho.
Quelques images caractéristiques de la soirée :

Le décorum de la Ligue des Champions quand commencent les choses sérieuses, ca vaut pas le Losc au SDF, certes ;-)




Le sens de l'histoire du public Mancunien (qui espère ajouter 2008 à la collec on imagine)



Juni à la baguette...


... pour Cris (notez l'attitude de notre Cangaceiro !)




Attitudes révélatrices de Kallstrom et Govou au milieu de terrain

Toulalan au combat

vendredi 7 mars 2008

Revue de presse

Je n'ai pas poussé le masochisme à acheter la presse anglaise avant de m'envoler loin des Midlands. Le blog de LibéLyon s'est chargé de la revue de presse et c'est là.

Bonne lecture à ceux qui en ont encore le courage

jeudi 6 mars 2008

ManU - OL 1-0

Non pas qu'il me soit agréable de revenir sur pareil match mais quand on a l'ambition de s'astreindre à un travail régulier d'écriture, il faut savoir se faire violence. Comme prévu, nous voici devant notre télé, tels de vulgaires stéphanois les soirs de Ligue des Champions, comme prévu parce qu'a priori, nous avons affronté l'une des deux ou trois équipes les plus fortes du continent et qu'aujourd'hui nous sommes potentiellement loin de ces sommets-là.

Sur ce match, beaucoup de choses ont d'ores et déjà été écrites et pas que des fausses. Nous sommes allés à Manchester comme Sochaux est venu chez nous : pour défendre. Je m'explique : Sochaux, conscient de sa valeur inférieure a débarqué à Gerland dans l'idée de défendre et d'exploiter une occasion. Le plan a failli marcher, ce qui est d'autant plus louable qu'ils ont commencé le match en prenant un but sur corner dès la 2è minute. Par la suite, ils ont endormi l'OL et mis à profit un gag défensif lors d'un remplacement avorté, puis continué à défendre.
Dans l'état d'esprit, c'est exactement ce qu'a fait l'OL mardi soir. Conscient de sa valeur moindre, l'équipe est allée défendre à Old Trafford, inlassablement, avec le seul Benzema pour se démerder lors des contres. Govou n'a pas été très dangereux dans son rôle de joueur de couloir destiné à bloquer son vis à vis, Ben Arfa, brouillon, imprécis et décidé à être le héros de la soirée. Benzema est venu chercher à 50 - 60 mètres les ballons qui n'arrivaient pas dans sa zone de jeu. Sans personne pour l'épauler dignement, il n'a eu d'autre solution que de tenter sa chance de loin, sans réussite, sans cadrer. Kallstrom a aussi essayé de frapper de loin, avec le même sentiment d'impuissance et sans plus de précision. Juninho s'est dispersé dans des tâches défensives qui rendent son rôle un peu trop difficile à son âge désormais avancé. Toulalan fut au four et au moulin, compensant partout, notamment sur l'aile gauche sur laquelle les Manx avaient décidé d'appuyer. Les latéraux inoffensifs et le système de jeu outrageusement timoré nous rendaient vulnérables aux montées des latéraux Mancuniens. Grosso... bon... Belle prestation de Cris - Squilacci sous la pression.


L'OL a craqué sur un but qui ne change pas grand chose puisqu'à 0-0, le retour était identique, à la différence près que le discours officiel au club aurait osé un "nous avons fait jeu égal avec ManU avec deux matches nuls", mais qui n'aurait abusé personne. L'OL s'est contenté de réagir au jeu mancunien, notamment au milieu de terrain où les souvenirs d'un rouleau compresseur usant au fil des minutes le bloc adverse est à classer dans les moments heureux des années 2000 quand Diarra, Essien ou Tiago jouaient du pied et du vice. Quand je parle de réaction, je suis inexact puisque que c'est bien d'un milieu qui a subi dont ce fut le cas puisqu'il fut incapable de se projeter vers l'avant lorsque l'équipe récupéra le ballon. Plus de joueur pour se faire respecter dans ce secteur -Fabio Santos est parti, il nous a manqué avant-hier soir- le milieu lyonnais s'est fait marcher dessus, pas piétiner méchamment, non... mais a été tenu en respect par Manchester et les occasions de but furent rarissimes.

Un constat me navre : apeuré par ManU, j'aurais adopté la même tactique que Perrin à l'aller comme au retour car je pense qu'avec Clerc devant Réveillère à Gerland, nous avons joué le 0-0 comme je pensais qu'il fallait le jouer. Puis au retour, pensant les Mancuniens un peu endormis par leur aisance en championnat et certaines phases conquérantes du match aller, j'aurais eu tendance à jouer modestement les Sochaliens. Voyant Govou peiner comme il a peiné et conscient de la nécessité d'un miracle pour nous sortir de ce mauvais pas, j'aurais naïvement misé sur le banco Keita dans la dernière demie-heure. A peu de choses près, c'est ce que Perrin a fait et je trouve ça navrant... navrant qu'un entraîneur d'une équipe prétendumment ambitieuse n'ait pas plus d'imagination qu'un gone qui se fatigue plus les cordes vocales que les méninges dans son virage ou son parcage. Perrin est un bon entraîneur de L1, peut être mais pas un manager de grand club et on est en droit d'en vouloir à JMA et consorts d'avoir eu la prétention d'imaginer que la culture du club était à ce point grande à l'OL que le premier bourricot venu était capable de gagner le titre haut la main et de passer pour un génie du coaching. Les saisons passées, on me disait souvent qu'Houllier n'avait pas tout à fait l'envergure pour nous amener au sommet et qu'à l'approche des dernières marches une certaine frilosité nous ferait trébucher... Ca fait longtemps que je n'avais pas eu l'impression d'être aussi loin des dernières marches qu'aujourd'hui.

Concernant la suffisance de l'encadrement du club dans le choix d'un entraîneur, le constat est relativement le même pour les joueurs puisqu'après avoir prétendu remplacer un Diarra par un homonyme frelaté, on se fourvoie régulièrement dans le choix des joueurs nécessaires, recrutant cher au lieu de recruter judicieusement, pareil en cela à un OM venant de vendre un Drogba quelconque. La liste est longue et il convient de ne pas en exclure un gars comme Bodmer qui n'apporte rien.
C'est assez à présent. Il y a beaucoup de chemin à (re)faire, et ça fait longtemps qu'on craint de le savoir. On en est sûr à présent

mercredi 5 mars 2008

Résolution

L'inconvénient de l'addiction au football, c'est qu'au-delà du niveau abyssal de connerie dans lequel ca a tendance à plonger tout un chacun, ce genre de drogue tend à rendre supersticieux. On y reviendra d'ailleurs si un jour je m'en accorde le temps et la persévérance.

En terme de superstition, j'en ai "développée" vaguement une nouvelle cette saison en Ligue des Champions. Généralement, les jours de vacances que je prends pour la Ligue des Champions sont répartis avant le match afin de mieux sentir monter la tension de celui-ci et apprécier l'ambiance dans la ville visitée. Cette saison, je suis allé à Barcelone le jour même du match, projetant de rester les jours suivants jusqu'au week-end. Bilan : 3-0. Pour Glasgow, à domicile, je m'accordais le jour suivant pour éviter la nuit trop courte qui saborde la journée de travail du lendemain et bilan identique : défaite 3-0. Voila pour l'anecdote stupide de la journée. Une demie-journée me suffit pour le voyage à Stuttgart, de même pour le retour à Glasgow avec le succès que l'on sait.

Mais les recettes de Ligue des Champions pour les matches de poule semblent différer dès lors qu'il s'agit de matches à élimination directe et après une journée de vacances passée à bouquiner dans un café de chaîne à Manchester (c'est dingue comme l'Angleterre ne m'inspire ni ne m'évoque quoi que ce soit !), je suis rentré dès ce matin au boulot avec pas mal de retard à l'arrivée, j'avoue ! Mais quel calvaire !! que de maîtrise malgré ma courte nuit, ma patience mise à rude épreuve par les contrôles du John Lennon Airport de Liverpool et la déception de l'élimination !! bref, quel sang-froid pour ne pas avoir collé une seule droite à tous les crevards venus à la pêche aux mauvaises nouvelles avec un air compatissant plus ou moins mâtiné d'un sourire goguenard. Je déteste les retours au bureau les lendemains d'élimination !!

Nota pour les prochaines années : toujours prendre, au moins, une journée de congés le lendemain d'une élimination en Ligue des Champions !

mardi 26 février 2008

Déplacement à Manchester

Pas mal... Le Progrès du jour annonce :

Manchester : Il y aura 2700 Lyonnais - Le chiffre a été arrêté. Il y aura 2700 supporters lyonnais mardi prochain à Manchester. Sept avions ont été affrétés par le club, et certains supporters ont choisi d'utiliser leurs propres moyens.


La seule crainte qui m'assaille reste l'état d'esprit des supporters Lyonnais qui effectueront le déplacement... à Glasgow, la majorité du parcage a attendu les buts pour se faire entendre, notamment ceux de la délivrance. Les Mancuniens présents à Gerland mercredi dernier n'avaient pas plus l'intention dans les tribunes "de faire le jeu" qu'une équipe Ukrainienne sur la pelouse en Coupe du Monde et réalisa l'exploit d'être plus silencieux que le reste du Virage Sud à quelques exceptions près (leur égalisation).

Je crains par conséquent qu'au lieu d'une meute de fous-furieux hurlant leur ferveur, nous ayons droit à une horde de touristes venus visiter le stade ("Hé Roger, vise la boutique ! ohlala, ils savent y faire ces rosbifs !") et exhiber leur écharpe à l'effigie du match.


L'animation du parcage Lyonnais risque bien de constituer quelques problèmes pratiques puisque à l'instar de tous les stades britanniques, Old Trafford ne tolère rien qui puisse ressembler à une hampe de drapeau, à un mégaphone, voire un pied sur un siège ! Un paradis, vous dis-je !

"petit canaillou, va !"

jeudi 21 février 2008

OL - Manchester United 1-1

En quittant Léon-Bollée samedi soir et en ruminant le match (?) de l'OL face au Mans dans la voiture, je me demandais vraiment ce qu'on allait opposer à Manchester le mercredi suivant. Après avoir déchargé une bonne partie de mon acrimonie sur ce blog, j'ai fini par me rassurer un peu en me disant que le seul cadre de la Ligue des Champions finirait par rappeler les Gones à leurs devoirs, leur motivation, leur rigueur.

C'est vrai qu'en arrivant hier à Gerland, les grandes banderoles "Road to Moscow 2008" abondamment sponsorisées qui ornaient les barrières de l'enceinte du stade, m'ont permis de retrouver cette conscience "d'en être"... de faire partie de ces 16 équipes qui appartiennent à l'élite européenne. Au Virage Sud, pour les matches de Ligue des Champions, les travées se remplissent (s'agencent) de façon différente par rapport aux matches de championnat, la tension est plus palpable, les spectateurs (supporters ?) qui viennent au VS ne semblent pas être tous les mêmes qu'en championnat, le match se joue en semaine et l'ensemble donne une atmosphère vraiment spéciale. Hier cette ambiance particulière respirait la tension au moment d'aller s'offrir en pâture aux Mancuniens comme tous les amis, connaissances et collègues bienveillants de tous semblaient l'avoir prédit et hormis sur l'euphorie qui suivit le but, cette tension ne quitta jamais le stade. L'ambiance en tant que telle s'en ressentit : la Cosa avait son noyau éparpillé dans les travées et les supporters plus occasionnels ne chantaient presque pas, il y a du boulot à abattre pour faire résonner ce virage comme il y a environ 5 ou 6 saisons. Ca me dépasse toujours autant, après pas mal d'années pourtant, de ne pas avoir pour ces grands matches-là un noyau déchaîné et des supporters conscients de leur rôle à jouer en donnant de la voix. Hier, la seule satisfaction quant à la réaction du public du Sud fut de l'entendre gronder et mettre la pression sur les joueurs d'United.

Concernant le match en tant que tel, de ce que je parvins à voir, l'OL fut méconnaissable pour les privilégiés qui peuvent dire qu'ils en étaient samedi dernier au Mans. Boumsong, Clerc, Reveillere "firent leur match" et je crois qu'on peut s'en vouloir de ne pas avoir plus cadré en 1ère période. J'ai beau avoir une estime limitée pour Perrin, j'avais la même approche que lui de ce match aller, c'est à dire jouer 0-0 voire un peu mieux. Je pense néanmoins que Perrin l'a joué ainsi pour "rester en vie" au club. Ce "mieux" aurait été extrêmement flatteur tant l'OL a été bougé dans les 20 dernières minutes. Benzema a eu la faculté dans un match très difficile pour lui de trouver la faille sur une action qu'on ne saurait qualifier d'occasion et seul Juni a mis en danger Van der Sar en deuxième mi-temps si ma mémoire ne me fait pas défaut.
Un Bodmer moins nonchalant qu'à l'habitude n'a pas apporté grand chose à son entrée à la place de Juni. Ben Arfa semble avoir merdé quelques situations intéressantes mais le gros point négatif reste à mon sens le remplacement de Benzema par un Fred qui n'a pas la capacité de créer le danger en partant de la moitié de terrain sur un contre et dont l'entrée a du vraiment soulager la défense de ManU (sa remise sur le but est plus anecdotique). A la limite, si je puis me permettre d'écrire pareille ânerie, dans un rôle de contre attaquant, le remplacement de Benzema par Keita aurait été plus logique (surtout avec un cerveau greffé sur notre ivoirien magique, mais faut pas croire au père Noel).

La Ligue des Champions propose, en dehors de son decorum un rien pompier, des soirées de football qui ont une saveur à part, de celles qui vous font vous demander ce que vous foutiez au Mans 4 jours auparavant. En tout cas, dans 12 jours nous serons à Old Trafford et l'OL nous a permis hier d'y croire encore pendant deux semaines, ce que je trouve extrêmement délicat et obligeant à l'égard de ceux qui avaient pris leur billet le jour du tirage au sort en décembre...

mardi 19 février 2008

Pourquoi l'OL va gagner ce soir...

"Une semaine que j'étais à me morfondre sur quelques matchs Lyonnais du coeur de l'hiver, parcourant les performances monstr' de l'OL, me vint une vision..."

... et chers et rares lecteurs, je suis en mesure de vous annoncer pourquoi l'OL va l'emporter ce soir face à Manchester !

Parce qu'il y a beaucoup de similitudes avec la confrontation avec la Lazio d'il y a 12 ans et quelques mois...

  • L'OL à l'époque enchaînait les perfs négatives : défaite à Nice, match nul à domicile contre Paris et Bastia, nul à Bordeaux. Seule une victoire à Gerland dans le derby (2-1, buts de Maurice et Assadourian - toujours se souvenir des buteurs dans un derby). Bref, du vrai surplace !

  • La Lazio présentait une équipe avec des noms autrement plus grandiloquents que ceux des Lyonnais : Casiraghi, Marchegiani, Fuser, Signori, Winter, Boksic, Chamot...

  • L'OL n'avait (déja) recruté à l'intersaison que du nase : Deguerville, Bak, Casanova, Assadourian.

  • La Lazio venait d'atomiser la Juventus : 4-0... le week end avant le match retour. La Juve de l'époque dominait de la tête et des épaules une Ligue des Champions qu'elle allait remporter en corrigeant Madrilènes et Rangers à coups de frappes enroulées de DelPiero dans les lucarnes de n'importe quel coin du terrain.

  • Alain Perrin n'a pas grand chose à envier à Guy Stephan (une certaine culture peut être)

  • Moi, à l'époque, j'y croyais pas...


Dans ces conditions, aucune raison de douter pour ce soir... Allez les Gones !

Image piquée qq part sur OLCafé, désolé,... le carabinier qui m'avait fait entrer avait fait de la charpie de la mienne :-(


jeudi 3 janvier 2008

Funebre Manchester...

Lu sur sports.fr (on a de ces lectures, j'vous jure...)


Sir Alex Ferguson, l'entraîneur de Manchester United, n'a pas apprécié l'ambiance d'Old Trafford, lors de la réception de Birmingham City (1-0), mardi, pour le compte de la 21e journée de Premier League. Malgré les 75 459 spectateurs présents, le manager écossais a fustigé une ambiance "funèbre". "C'était la plus silencieuse foule que je n'ai jamais entendu", a-t-il ajouté, rapporte la BBC.


Je ne crois pas que les joueurs soient réellement sensibles à l'hostilité de l'ambiance, à l'extérieur... pour avoir vu l'OL à Fenerbahce, ou récemment à Glasgow, je ne me souviens pas que les joueurs donnaient l'impression d'avoir la pétoche. La dernière fois que je me souviens avoir vu un Lyonnais effrayé, c'etait Bréchet dans le couloir à Bologne (à la TV), alors que pour avoir été au Renato Dall' Ara ce jour-là, y'avait pas vraiment de quoi craindre pour sa vie ou ses capacités auditives. Bref, ceci est plutôt positif, encore que le stade en lui-même puisse suffire à impressionner. Mais je ne crois pas que nous arriverons à Manchester face à une foule de grabataires incapables de proférer le moindre son. Nous verrons bien...

ManU paie ici certainement sa politique de marketing à outrance et les conséquences du prix des places au "théatre des rêves". Je ne suis pas de ceux qui rejettent à toutes forces le business dans le football (encore qu'il faille raison garder), ni des tenants de discours populiste sur la, fréquentation des stades, mais quand on paie 40 pounds la place à Glasgow en Ligue des Champions, on peut se demander de quel budget il faut disposer pour aller voir ManU à Old Trafford !
Au-delà des considérations pseudo-sociologiques sur les conséquences du prix des places sur l'ambiance, je déplore également la tendance Lyonnaise, qui va s'accentuant, à venir à Gerland pour assister à un spectacle et "profiter" (dans tous les sens du terme) de l'ambiance en se gardant d'y participer. Le "turn-over" au virage Sud est assez symptômatique de ce constat. Mais les "hôtes de passage" ne sont pas les seuls en cause puisque, à en croire ce que j'observe au Virage, certains abonnés et membres de groupes finissent par avoir le snobisme de ne plus chanter avec la foule mais seulement dans les moments de silence, ce qui peut être certes amusant parfois, mais un peu gavant à la longue. A croire que certains pensent que de tous temps le stade sautait ensemble à l'unisson...
Contrairement à ce qu'on se plaît à imaginer (et à dire) ailleurs Gerland n'est pourtant pas ce qui se fait de pire en terme d'ambiance en France, loin de là ! Les "latérales" de Marseille et Sainté n'ont vraiment rien de grandiose et les virages Lyonnais pas à rougir de la comparaison avec la plupart des virages français. Il est juste important de garder présent à l'esprit que le public a son importance et ce que dit Ferguson, j'aimerais parfois entendre le staff Lyonnais (Lacombe ?) le dire quand il y a lieu. Face à Nice en décembre, il y avait de quoi se flinguer...

jeudi 27 décembre 2007

Manchester en mars...

Le problème quand Manchester sort de la boule revenant à l'OL, c'est que ca vient mettre un terme à une semaine de plaisir (non pas que le match de Nice fut un plaisir à suivre, au contraire...), mais la satisfaction "d'en être" (finalement, devrais-je ajouter) est agrémentée de cette incertitude un peu béate de qui est face à un choix qui le dépasse un peu et qui se plaît à imaginer ce qu'impliquent les différentes options : Seville pour goûter au printemps avant le printemps dans une ville merveilleuse et pour le dépaysement, Milan pour les charmes de l'Italie, les postures allanguies des statues au sommet des flèches du Duomo et l'assurance d'un voyage facile pour de nombreux supporters, Madrid pour le stade et la fiesta possible en ville, Chelsea pour la facilité de se rendre à Londres et goûter enfin de l'inédit, Porto pour envisager une revanche... Manchester... euh pour quoi ?

Comme on aime aussi se faire peur et qu'on a pas beaucoup le choix de toutes façons, on liste les dangers qui nous attendent dans tous ces endroits : Seville est "en chaleur" en coupe d'Europe et ailleurs, Madrid... vu la tôle qu'on a prise à Barcelone et qu'ils viennent d'y gagner... puis, on leur refera pas 3 fois le coup, Chelsea c'est riche, Milan, c'est jamais bon à prendre, l'Inter ca se termine jamais bien, Porto c'est loin (quelle tristesse de s'y être retrouvés à si peu en 2004 pour un quart de finale de Ligue des Champions !), Manchester, c'est fort, c'est loin, c'est moche, c'est fort, Manchester début mars, brrr... (ya des ours blancs, non ?), c'est vraiment fort...

Evidemment, faut qu'on aille jouer les Mancuniens ! Au moins, on a pas grand chose à perdre, mais c'est pas le tourisme qui va nous consoler si ca se passe mal.

Alors bien sûr restent "les petites Anglaises" qui eudôrent le Fraaance...

Sachant que Manchester est pas si loin que ça de Glasgow... et voyant ce qu'on a trouvé à Glasgow...

pfff... quel tirage de merde !
photo : Stan, tous droits réservés