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vendredi 2 mai 2008

Les Rangers en finale

En passant par Athènes (Pana), Breme, Lisbonne (Sporting) et Florence hier soir, les Rangers se sont qualifiés pour la finale de la Coupe UEFA qui les opposera aux Russes du Zenith St Petersbourg à Old Trafford.
Une fois de plus, deux clubs pas franchement renommés en Europe vont se disputer âprement après une longue série de matches improbables la deuxième coupe d'Europe, comme d'habitude, il n'y aura pas de club français. Les clubs français présentent la particularité de se battre comme des chiffonniers pour accrocher une place dans cette coupe chaque saison et finissent par se faire sortir par des clubs fantômes une fois l'automne venu parce que ca n'est pas pratique de jouer le jeudi, que les terrains sont lourds et que tout le monde s'en fout.

Etant donné la correction infligée aux Rangers un soir de décembre alors que la motivation avait donné rencard au poil de réussite nécessaire, nous serions en droit de nourrir de gros regrets de ne pas avoir pris la place des Ecossais en coupe de l'UEFA en les envoyant se casser les quenottes à Old Trafford plus tôt dans la saison. Je me souviens avoir consolé un supporter des Rangers qui me payait pinte sur pinte dans un bar de Glasgow après le match en lui soutenant mordicus qu'ils avaient l'équipe "couillue enough" pour bien s'en sortir en UEFA... gagné ! Franchement, je ne crois pas qu'il faille regretter quoi que ce soit de ce point de vue-là car au vu de la saison mollassonne qui nous est offerte, on n'avait rien à faire dans les matches au couteau chez les secondes lames de l'Europe et certainement nous n'y aurions gagné que le seul droit de justifier des points perdus en championnat. A ce dossier à charge de foot-fiction, j'ajouterai l'argument des campagnes désastreuses de coupe de l'UEFA du passé récent quand marquer un but à Denizlispor semblait au dessus de nos moyens avec une équipe moins talentueuse mais plus volontaire (et je ne parle pas de Breme et de Liberrec). Et je ne parle pas de la gestion remarquable de l'effectif Lyonnais au poste de milieu défensif... pas sûr qu'on aurait joué 210 minutes sans prendre de but face à la Viola !

Allez, bonne chance à eux... ou pas... faut quand même dire que j'en ai rien à carrer.

jeudi 27 décembre 2007

Manchester en mars...

Le problème quand Manchester sort de la boule revenant à l'OL, c'est que ca vient mettre un terme à une semaine de plaisir (non pas que le match de Nice fut un plaisir à suivre, au contraire...), mais la satisfaction "d'en être" (finalement, devrais-je ajouter) est agrémentée de cette incertitude un peu béate de qui est face à un choix qui le dépasse un peu et qui se plaît à imaginer ce qu'impliquent les différentes options : Seville pour goûter au printemps avant le printemps dans une ville merveilleuse et pour le dépaysement, Milan pour les charmes de l'Italie, les postures allanguies des statues au sommet des flèches du Duomo et l'assurance d'un voyage facile pour de nombreux supporters, Madrid pour le stade et la fiesta possible en ville, Chelsea pour la facilité de se rendre à Londres et goûter enfin de l'inédit, Porto pour envisager une revanche... Manchester... euh pour quoi ?

Comme on aime aussi se faire peur et qu'on a pas beaucoup le choix de toutes façons, on liste les dangers qui nous attendent dans tous ces endroits : Seville est "en chaleur" en coupe d'Europe et ailleurs, Madrid... vu la tôle qu'on a prise à Barcelone et qu'ils viennent d'y gagner... puis, on leur refera pas 3 fois le coup, Chelsea c'est riche, Milan, c'est jamais bon à prendre, l'Inter ca se termine jamais bien, Porto c'est loin (quelle tristesse de s'y être retrouvés à si peu en 2004 pour un quart de finale de Ligue des Champions !), Manchester, c'est fort, c'est loin, c'est moche, c'est fort, Manchester début mars, brrr... (ya des ours blancs, non ?), c'est vraiment fort...

Evidemment, faut qu'on aille jouer les Mancuniens ! Au moins, on a pas grand chose à perdre, mais c'est pas le tourisme qui va nous consoler si ca se passe mal.

Alors bien sûr restent "les petites Anglaises" qui eudôrent le Fraaance...

Sachant que Manchester est pas si loin que ça de Glasgow... et voyant ce qu'on a trouvé à Glasgow...

pfff... quel tirage de merde !
photo : Stan, tous droits réservés

mardi 25 décembre 2007

Glasgow Rangers - OL


Je n'ai pas l'esprit spécialement revanchard mais au soir de notre qualif a Ibrox Park au terme d'un match plus tendu que le score ne le laisse penser : dure reprise en seconde mi-temps... et un petit miracle mettant aux prises une transversale et Gronaldo-Darcheville (un faux rebond sur une gazon britannique, si c'est pas un miracle, ça !), je dois avouer que j'ai eu une grosse pensée pour tous ceux qui quelques mois auparavant après le match aller face aux mêmes Rangers nous étaient tombés dessus et avaient brandi sous nos yeux l'exploit de l'OM qui le lendemain même était allé l'emporter à Anfield (mais si, il tombe en frappant Valbuena !!). Du coup, au-delà de la joie de voir l'OL confirmer son statut d'équipe de 1ère division européenne (top 16 après tout), je me suis laissé aller au plaisir de penser à tous ceux que ça devait rendre malades de nous voir une fois de plus en deuxième semestre de Ligue des Champions.

Ca rend con le foot... dans le train qui me ramenait de Bordeaux le 7 octobre dernier après la démonstration donnée aux Bordelais et la réponse donnée à tous ceux qui venaient de passer 5 jours à nous dauber, j'avais balancé du fiel par texto à tous ceux dont j'avais pas viré le numero.

Le lendemain, Juninho déclarait qu'il n'avait pas compris comment un tel déferlement de hargne avait pu leur tomber dessus après la déroute face aux Rangers... comme si la vomitive "France du foot" se complaisait à jeter à la face des vaincus (d'un jour) toute la jalousie accumulée au cours des années de succès.
Bref, tout ça n'est pas un réquisitoire contre de tristes sires qui ont de toutes façons décidés depuis de se faire discrets (vu les "courbes" de résultat respectives de l'OL et de l'OM en Ligue des Champions), mais finalement, dans une période où l'OL a tendance à ne plus inquiéter ses supporters au niveau français, il n'est pas désagréable de connaître à nouveau l'ivresse d'une qualif un peu surprise et les palpitations qu'elle engendre...


La petite déception à Glasgow et elle est bien relative, fut, à mon goût la relative apathie du kop Lyonnais pendant un match qui fut serré pendant 80 minutes. Alors qu'Ibrox vibrait, non pas de cantiques comme à Celtic Park, mais de hargne, de rage, voire d'invectives à l'encontre de ses joueurs, le public Lyonnais s'est fait entendre grâce aux groupes qui s'étaient déplacés mais qui furent peu suivis par le reste des supporters en dépacement. Certes, l'interdiction de mégaphones, et de tout ce qui peut servir à coordonner un public (interdiction de monter sur les sièges), n'a pas aidé, mais reprendre un basique "qui ne saute pas..." ou autre chants de quelques syllabes n'implique pas de sortir de l'X ou d'avoir fait le conservatoire... dommage donc que nous n'ayons pas su profiter encore plus des "trous" de cette ambiance typiquement britannique (je risquerais même un "anglaise", tant Ibrox se casse la tête à démontrer par tous les moyens son "loyalisme" au sens le plus politique qu'on puisse trouver sur les Iles Britanniques).
Photo : Stan - tous droits réservés.