mercredi 21 mai 2008

les mauvaises rumeurs du jour...

On arrive dans la periode des transferts et des rumeurs à la con, là en l'occurrence, c'est pas tout à fait de transferts dont il s'agit mais c'est quand même bien à la con !

Domenech (lu sur l'equipe.fr) pour commencer

Jean-Michel Aulas a décidé de faire revenir Raymond Domenech à Lyon. Il y a pensé en 2007 au moment du départ de Gérard Houllier. Il l'envisage sérieusement encore pour 2010. C'est ce qu'il confie dans la première biographie jamais consacrée au sélectionneur, à paraître jeudi, rédigée par Joël Domenighetti (Domenech, Editions du moment, 19,95 euros). «Quand il aura terminé sa Coupe du monde 2010, il reviendra à Lyon, c'est programmé, a déclaré le président de l'OL à l'auteur le 20 janvier dernier. C'est même une volonté commune.»Aulas ajoute : «J'ai essayé de le faire revenir à l'OL quand Gérard Houllier a quitté notre club. Si l'opportunité se représente, pourquoi pas ? Cela reste dans le domaine du possible avec des points positifs et quelques contraintes que je connais.»

On me signale (on est un con, je sais, ben oui, d'ailleurs c'est Charly en l'occurrence : CQFD) que la saison prochaine Losc - OL devrait se jouer à nouveau au SDF... Pas sûr qu'on y reprenne tous les Lillois qui avaient raté le début du match l'an dernier à cause d'un déplacement mal organisé. Pour regoûter au Nord Pas de Calais, faudra aller à Nungesser l'an prochain !

Ainsi, le LOSC accueillera à nouveau l'OL au Stade de France. Fort du succès historique d'affluence enregistré il y a quelques mois, le club lillois réitère ce classico saison 2008 - 2009. Plus d'infos, bien sûr, prochainement sur LOSC.fr et LOSCwebTV.
Un clasico, rien que ça ! Pour info, en Espagnol, ça ne prend qu'un "s"...

On est bien embêtés

Jerome Alonzo déclare au "Parisien", à quelques jours de la finale de la Coupe de France :

"Nous devrons être méchants. Je ne supporterai pas qu'on offre le doublé à Lyon. Je ne cautionne pas la banderole anti-Ch'tis, mais des supporteurs lyonnais en ont sorti de tout aussi ignobles contre Saint-Etienne. Ça, je ne le pardonnerai jamais"

Rolalalalala !!!

mardi 20 mai 2008

Champions !! (Episode VII)

Ca y est c'est fait... chers amis lecteurs je vous ai négligé autant que j'ai négligé l'OL ces derniers temps, je n'aurais pu écrire à propos de matches que je n'avais pas vus, d'autant plus que je n'en ai ressenti de loin, que des ondes négatives. OL-Caen m'avait fortement irrité par le contraste qu'il avait révélé entre l'OL version fonctionnaire et l'OL version motivé.
S'en suivirent des matches improbables à Nice où il semble que nous n'avons pas vraiment cherché à emporter la décision, certainement convaincus que Bordeaux n'irait pas prendre 3 points à Marseille le jour suivant. Bingo ! les Bordelais ont dû ressentir le même genre de mépris et en ont profité pour recoller. Contre Sedan puis Nancy, Juninho (vous savez, le gars qui est fini !) nous tira d'un bien mauvais pas en assurant l'essentiel par deux coups de pied arrêtés qui nous permirent de l'emporter 1-0 à chaque fois.

Puisque les écrits restent alors que les paroles comme les souvenirs se dissipent, il convient de bien replacer dans son contexte le match à Auxerre : l'OL, avec deux points et 8 buts d'avance sur Bordeaux pouvait se contenter du nul tant que les Girondins ne gagnaient pas 0-8 à Lens. Malgré l'insupportable dilettantisme ambiant au sein du club, il n'y avait pas lieu de se dévorer les ongles sur la route de l'Yonne, au vu de la saison auxerroise et de la motivation relative des joueurs de l'AJA. Et Bordeaux allait avoir à se défaire des Lensois qui "se la jouaient", eux !

Le charme des déplacements un rien lointains mais accessibles au beau milieu du printemps alors que l'OL joue le titre vaut par la quantité de supporters concernés qui se déplacent. C'est en ceci comparable à Montpellier en 2003 à une journée de la fin : des milliers de Lyonnais, présents dans les quatre tribunes de l'Abbé Deschamps : puisque l'AJA ne consentit (malgré sa moyenne catastrophique à domicile) qu'à une rallonge de 400 places aux supporters Lyonnais, ceux-ci s'en furent par les méandres de fnac.com se procurer des places en tous genres. Je pense qu'entre 7 et 8000 supporters Lyonnais avaient pris place au stade, ce qui est assez plaisant. L'ambiance était bonne enfant, Auxerre restant un lieu fréquentable quand les Parisiens ne décident pas d'y faire un tour ; le parking du stade était investi par une fête foraine, l'alcool créait quelques altercations avec la maréchaussée, bref, le printemps allait son train...
Le Sud en sup', le Nord en inférieur, l'ambiance était déjà haut de gamme lors de l'arrivée des joueurs sur la pelouse. L'OL était apparemment au diapason, puisque Bordeaux n'avait pas encore commencé son match à Lens, que Benzema après une combinaison avec Fred glissait le ballon au fond des filets de Riou d'un habile plat du pied.
24 secondes de jeu et tout allait bien.
A la dixième minute, la question du résultat bordelais ne se posait plus, l'OL menait 2-0 grâce à Fred et atteignait la mi-temps sur ce score. Dans le parcage Lyonnais le Nord et le Sud s'en donnaient à coeur joie, tambours frénétiques, battimani, chants et drapeaux : les joueurs devaient même nous entendre du vestiaire puisque la pause fut consacrée aux chants !! La Cosa anticipa un peu et sorti la bache CHAMPION dès le début de la seconde période alors que des petits malins en profitaient pour allumer des fumis, héhéhé ! C'est certainement interdit, dangereux, pas bien mais ca plaît aux photographes qui s'en donnèrent à coeur joie !! Il devait pas être content Monsieur Faccioli, et j'en suis personnellement tout chagrin. Duverne semblait moins gêné puisqu'il passa la seconde mi-temps sur la grille avec les capos du Nord !!
Le score évoluait gentiment : 0-3 (Kallstrom) puis 1-3, turn-over pour mesurer les popularités de Juni et Benzema, coup de sifflet final : la joie des joueurs faisait plaisir à voir, surtout après ces saisons sans grand suspens avec des titres gagnés dans divers hôtels. Thiriez arriva avec son vilain trophée et ses belles moustaches, les confettis de couleur se mirent à pleuvoir sur le podium, le nom de Perrin passa inaperçu, Ben Arfa demandait inlassablement qui avait fini troisième, Chelito affichait la bannière argentine, Crosas arborait le t-shirt du "Che" et le drapeau Catalan et Collomb portait un costume en velours marron du plus bel effet. Les joueurs eurent droit à un tour d'honneur dans un stade encore bien squatté par les supporters Lyonnais.

Le Septième titre est source de joie, de cette grande joie qui contraste avec les embûches et les détours de cette saison pénible. Le "placard" des titres Lyonnais dans le palmarès du championnat de France dans les années à venir aura vraiment de la gueule !
A samedi pour un hypothétique doublé.

vendredi 2 mai 2008

Les Rangers en finale

En passant par Athènes (Pana), Breme, Lisbonne (Sporting) et Florence hier soir, les Rangers se sont qualifiés pour la finale de la Coupe UEFA qui les opposera aux Russes du Zenith St Petersbourg à Old Trafford.
Une fois de plus, deux clubs pas franchement renommés en Europe vont se disputer âprement après une longue série de matches improbables la deuxième coupe d'Europe, comme d'habitude, il n'y aura pas de club français. Les clubs français présentent la particularité de se battre comme des chiffonniers pour accrocher une place dans cette coupe chaque saison et finissent par se faire sortir par des clubs fantômes une fois l'automne venu parce que ca n'est pas pratique de jouer le jeudi, que les terrains sont lourds et que tout le monde s'en fout.

Etant donné la correction infligée aux Rangers un soir de décembre alors que la motivation avait donné rencard au poil de réussite nécessaire, nous serions en droit de nourrir de gros regrets de ne pas avoir pris la place des Ecossais en coupe de l'UEFA en les envoyant se casser les quenottes à Old Trafford plus tôt dans la saison. Je me souviens avoir consolé un supporter des Rangers qui me payait pinte sur pinte dans un bar de Glasgow après le match en lui soutenant mordicus qu'ils avaient l'équipe "couillue enough" pour bien s'en sortir en UEFA... gagné ! Franchement, je ne crois pas qu'il faille regretter quoi que ce soit de ce point de vue-là car au vu de la saison mollassonne qui nous est offerte, on n'avait rien à faire dans les matches au couteau chez les secondes lames de l'Europe et certainement nous n'y aurions gagné que le seul droit de justifier des points perdus en championnat. A ce dossier à charge de foot-fiction, j'ajouterai l'argument des campagnes désastreuses de coupe de l'UEFA du passé récent quand marquer un but à Denizlispor semblait au dessus de nos moyens avec une équipe moins talentueuse mais plus volontaire (et je ne parle pas de Breme et de Liberrec). Et je ne parle pas de la gestion remarquable de l'effectif Lyonnais au poste de milieu défensif... pas sûr qu'on aurait joué 210 minutes sans prendre de but face à la Viola !

Allez, bonne chance à eux... ou pas... faut quand même dire que j'en ai rien à carrer.

jeudi 1 mai 2008

Lyon à Dubai

Alors que les demi-finales de la Ligue des Champions ont achevé de nous reléguer loin de ce sport pourtant sympa qu'on appelle le football, voici que je tombe sur un article concernant l'édification d'une réplique de quartiers Lyonnais à Dubai. Trouvé sur le site de Liberation.


Dubaï s'est spécialisé depuis plusieurs années dans les projets immobiliers les plus fous. Après la plus haute tour du monde et les îles artificielles en forme de palmiers, la ville des Emirats arabes unis de 1,3 millions d'habitants, se lance dans la construction de «Lyon-Dubaï City».
A l'origine du projet: un coup de coeur de Buti Saïd Al-Ghandi. Après une visite en France, le promoteur de Emirates Investment and development (Emivest) a eu un coup de foudre pour la patrie de Guignol. Il a décidé de construire un quartier français qui s'inspirerait de l'ancienne capitale des Gaules. Problème: comment recréer Lyon dans un désert où les températures atteignent les 45 degrés. «Il n'est pas question d'imiter, mais de recréer l'esprit de la ville et ses valeurs», a indiqué Gérard Collomb, le maire de Lyon. Quatre groupes de bureaux d'architecte français vont plancher sur le projet. Au programme: une université française, pilotée par la faculté Lumière Lyon 2 qui espère attirer jusqu'à 3000 étudiants dans dix ans, et un centre sportif «OL Academy», mis en place par l'Olympique lyonnais, qui pourrait accueillir 90 stagiaires. Enfin, une école hôtelière et un musée des tissus sont prévus. Une liaison aérienne directe pourrait faire le trajet entre les deux villes, dont les chambres de commerce se lient cette semaine par un accord de coopération. Les travaux commenceront à l'automne 2008. Une inauguration est prévue dans quatre ans.


Bilan : Il ne s'agira pas d'une réplique mais "de recréer l'esprit et les valeurs de la ville" selon Collomb, le résultat constituera certainement une curiosité, mais Lyon sans le pot de Côtes sur la charcuterie (je doute qu'à Dubai, on ait le droit de se délecter de l'un comme de l'autre), risque de manquer d'un quelque chose d'un point de vue gustatif.

Quant à l'ouverture d'une OL Academy, l'idée me paraît des plus séduisantes, surtout si l'on en profite pour y envoyer Faccioli confronter ses pratiques tolérantes et démocrates avec celles de la région d'accueil de la pépinière de talents venus du sable. C'est merveilleux ces gens qui nous rapprochent !

lundi 28 avril 2008

OL - Caen : 2 - 2

Il est toujours possible, en se donnant un peu de mal de résumer les différents éléments d'une soirée sous le prisme du même thème. On peut voir ceux de samedi dernier contre Caen à travers celui de l'humiliation. L'association CNL n'a plus le droit de bacher Cosa Nostra Lyon parce que Faccioli a décrété que cela n'était pas en accord avec le nom déclaré en préfecture. Du coup, au lieu de la bâche que l'on voyait depuis le début de saison, Gerland a eu droit à une banderole "coupable pour notre passion" affiché au bas du VS. Qu'est-ce que le bon Marino a bien pu dire quand il a vu Bodmer déclarer sur France2foutre qu'il aimait les films sur la mafia !! Woaïaaa, la mauvaise image pour le club. S'occuper de sujets aussi peu importants dans l'idée que cela rendra le club plus populaire à l'infime marge, quand on est directeur je ne sais quoi à l'OL, ca a un côté un peu humiliant pour lui.

Une première mi-temps un rien humiliante que celle que nous vîmes samedi à Gerland, Gouffran se jouant tour à tour de Reveillère puis du côté gauche de la défense (je n'ose pas dire Grosso, tant il était loin de l'action du 2è but). Le second but fut marqué face à une foule de piquets et en trottinant... on ne prenait plus beaucoup de buts dans le jeu et on s'est bien rattrapés !!

De retour des vestiaires et en attendant que l'arbitre eut fini de faire mumuse avec JMA et les papiers de rapports, l'humiliation que nos tristes joueurs infligèrent fut destinée à Perrin et consorts : les 10 Lyonnais rassemblés dans l'axe du but, vers leur surface en train de s'expliquer ostensiblement, à grand renfort de gestes comment ils allaient jouer, loin de tout manager puait le camouflet pour notre trousseur de femmes de ménage.

Enfin, pour les approximations : la quasi-humiliation par le geste presque juste de Benzema sur la louche qu'il met au dessus du gardien et... du but et qui nous aurait permis de mener 3-2... Parfois il y a peut être une justice. Et surtout, les tentatives répétées d'humiliation à coups de sombreros avortés par Bodmer tout au long du match. Un rien pénible.

Par chance pour l'OL, le plus humiliant de la soirée, c'est de ne pas réussir à battre une équipe moins bien classée qui joue plus d'une heure à 10 quand on prétend au titre de champion de France. Preuve éclatante que la chance tourne, aussi forte eût-elle été.

jeudi 17 avril 2008

OL - Metz 1-0 (Coupe de France)

Ouais ouais, je sais, ca fait des semaines que je ne suis plus allé au stade et que je n'ai pas écrit sur Lyonzinho... je sais que c'est pas terrible comme attitude, et que pour les leçons, je repasserai !

D'ailleurs avant-hier, j'étais en compagnie d'Arribart et de je ne sais quel abruti pour mater le match. Bref, je squattais le comptoir d'un bar et je mattais le match sur grand écran dans une ambiance passionnée et électrique, on se serait cru dans une commémoration de 11 novembre dans la Meuse (ben, pourquoi la Meuse ? et ben comme ça !). Arrivé à la bourre (c'est décidément pas des façons), j'ai raté les exploits de Marichez dans le premier quart d'heure et pour le reste, j'ai vu un match plutôt équilibré et la récompense d'un but aux plus forts. Arribart a beau eu nous seriner avec les occasions messines en 2è mi-temps, l'OL a touché la barre et raté quelques grosses occases qui n'avaient rien à envier à celles que se sont procurés les Messins. L'attrait de la nouveauté a conduit les commentateurs à s'extasier sur Pjanic qui semble avoir pas mal de ballon en effet. Quand il gagnera en efficacité, ca sera autre chose certainement.
Lyon - Sedan en demie... sera-ce l'occasion pour les stephs de nous expliquer leur banderole sur le prétendu "axe du mal" que constitue la droite passant par ces deux villes. Au vu des dernières histoires dans le foot français, les banderoles sur Fourniret ne seront pas les bienvenues. Reste à espérer qu'on ne faillira pas au moment de franchir cet avant-dernier pas vers la victoire en Coupe Pitch. 35 ans de disette et même 32 sans la moindre finale, c'est vrai que ça commence à sembler long, même si on a eu quelques amuse-bouches pour patienter entre-temps.

Cette coupe ne me passionne décidément pas... je me pince les lèvres pour ne pas avouer que voir Perrin faire un possible doublé me ferait quand même bizarre, pas chier, mais bizarre. Tant en coupe qu'en championnat, cela passe par quelques victoires lors du mois qui vient et les derniers matches ne poussent pas spécialement à l'insouciance, guère plus à l'optimisme. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Toulalan s'est blessé. On s'aperçoit alors que Santos est parti, que Crosas a l'élégance de ne pas faire le poids et que Bodmer n'a rien du clébard dont chaque équipe à besoin au milieu de terrain pour récupérer des ballons et mettre des bâtons dans les roues des gars d'en face. Qu'on ne me parle pas de Juninho, par pitié, les colères me sont très mauvaises au teint et à la santé. Pirlo a son Gattuso... Juninho a eu Essien et Diarra, il a même eu Tiago dans un genre différent. Scoop : Juninho, à 33 ans a moins de coffre qu'à 29 (vous savez, quand il avait uen garde noire à ses côtés)... j'ai un autre scoop en exclusivité mondiale, à 37 ans, il aura encore plus de mal surtout si la tendance menant à déplumer son entourage persiste. Aujourd'hui Juni a 33 ans et personne à côté de lui. On lui demande beaucoup plus alors qu'il peut certainement moins même si son influence peut rester énorme pendant encore de nombreux mois, si on parvient à lui adjoindre les joueurs qui lui conviennent.

Bon, nous verrons bien, les semaines à venir devraient s'avérer intéressantes et instructives.