samedi 28 avril 2012

La Coupe de France 2012 est Lyonnaise !


... et avant de remercier mes parents et ceux qui me sont chers en ce jour très spécial, ce jour de consécration, je tiens à omettre les conneries à base de fair-play vis-à-vis du football amateur et de la banlieue de Rouen et mettrai un point d'honneur à ne pas me vautrer dans la pénible litanie du vainqueur faux-derche pour rester dans la condescendance qui sied en pareilles circonstances. Ma première pensée ira pour Claude P. triste sire désormais enterré qui confirme la parenthèse désenchantée qu'il fut pour nous et la médiocrité de mandat de manager. Garde n'a pas prouvé grand chose cette saison, certes, mais au moins a-t-il eu le bon goût de rompre avec la marche arrière enclenchée à toute berzingue par son prédécesseur. 
Ce soir l'OL a fait le job sérieusement et sans génie devant 10.000 Lyonnais et quelques... Ca n'a l'air de rien peut-être, mais voila une belle ligne de plus sur le palmarès. Merci Licha. Et que les blasés passent leur chemin !

Yeeesssssssssss !!!


jeudi 26 avril 2012

Le FN soutient Quevilly...


Plus rien ne saurait vraiment nous étonner en ces temps troublés où tout un chacun se passionne pour le grand "Loft Story" présidentiel et où les partis racolent sauvagement à tous niveaux, mais voilà le FN qui vient nous lourder avec Quevilly, à grands coups clichés sur le football amateur et le monde des pros... Un manichéisme que ne renieraient pas les populistes rouges d'en face. Le Footix est soluble dans le FN, ou l'inverse, je ne sais pas, je m'en fous... 
Finalement, les seuls qui vont nous "soutenir" seront peut-être les dirigeants de la LFP qui ont vendu un bien beau spectacle avec le Trophée des Champions aux Américains (NY le 28 juillet). On imagine l'amateur de soccer l'oeil humide à l'évocation de la belle "'popée" du petit Poucet Normand... Il semble toutefois que la Ligue se soit prémunie en stipulant que le Trophée des Champions devait opposer deux clubs professionnels. Malins les gars !
Voici donc les deux jolis communiqués du Front National. Ca se passe de commentaires... 
Le Front National félicite les joueurs amateurs de l’US Quevilly qui se sont brillamment qualifiés pour la finale de la Coupe de France en éliminant les professionnels du Stade Rennais, pensionnaires de la Ligue 1.
Loin du football business et de ses salaires extravagants, cette qualification obtenue de haute lutte par des footballeurs amateurs démontre que la combativité, la détermination dans l’effort et le dépassement de soi, restent des valeurs sportives exemplaires qui ouvrent la voie de tous les exploits.
Mais aussi...
Loin du football business et des salaires indécents, les joueurs de Quevilly, entourés de dizaines de bénévoles, démontrent que les petits clubs peuvent faire jeu égal, voir être victorieux face aux multinationales du football français, bien souvent financées par des intérêts étrangers ! 
Illustration : un gars sans tête... (Salamis, Chypre, en mars 2012)

lundi 2 avril 2012

Rennes - Lyon

Quelle soirée mes amis !! J'avais passé la grande partie du week-end sur la lancée de la semaine, à cracher des trucs verts et à user des mouchoirs par palettes entières, essayant de nouvelles combinaisons chimiques et médicamenteuses et ne trouvant dans la drogue légale aucun réconfort à ce calvaire quand il fut l'heure de passer aux choses sérieuses. Je n'étais naturellement pas à Rennes, ayant perdu la foi depuis trop longtemps dans ce genre de voyages au bout de rien, dont on rentre invariablement marqué des stigmates du temps qu'infligent conjointement les nuits trop courtes et le passage tassé de la trentaine. Occupé au four (réchauffage de petits fours d'une grande marque de surgelés de qualité) et au moulin à paroles (fiancée et une copine passant en revue les extases de leur âge), je n'ai malheureusement pas eu la chance de voir les buts des anciens Lyonnais à GG (défaite de l'ASSE 2-3 - Mounier x2 + Clerc), la défaite de Paris et ai donc commencé à suivre la "prise d'antenne" en direct du stade de la route de Lorient avec la frustration passante du supporter que l'on venait de priver de la joie de se repaître du malheur de ses rivaux. La soirée commença donc classique et logique : Kallstrom à gauche, Gonalons dans l'axe et Grenier payant ses mauvaises performances de Paris Sainté et Sochaux en laissant sa place à notre ami Fofana, joueur modeste et pas cher. Bastos s'installait à droite (fausse bonne idée © Puel), Lisandro et Gomis menaient l'attaque.

En fait d'attaque, l'OL commença le match comme l'an passé en ce même lieu, en prenant l'eau de toutes parts et l'état d'urgence dura globalement toute la première mi-temps. 1-0 : pas cher payé, un OL en forme Olympique tendance Chypriote, mais comme l'an dernier, ces losers de Rennais n'avaient pas pris le soin de finir à coup de crampons de 12 la bêêêête blessée. Et la Bêêêête blessée revint des vestiaires prête à... se laisser finir tranquillement, hormis un Lloris miraculeux sur un arrêt du pied à contre pied repris par Tettey qui vendangea ce que les grands-mères respectives de chaque spectateur n'aurait jamais eu le mauvais goût de rater. Le pensait-on du moins.

Fofana avait entre-temps gagné une douche dès la mi-temps en contrepartie de sa place sur le terrain à Briand. Kallstrom dans l'axe, Bastos à gauche et Jimmy-gol à droite redonnaient une tournure plus classique à l'équipe qui ne s'en porta finalement pas plus mal. Canal nous signala que le nouvel entrant apportait de la "profondeur" dans le jeu (et pourquoi pas carrément de la profondeur dans la philosophie de jeu même ?!) et les choses commencèrent à aller mieux. Les esprits chagrins avanceront l'argument de la fatigue rennaise pour justifier le renouveau lyonnais et se plaindront d'un penalty non sifflé sur Jimmy-Floyd Briand parti. A mon humble avis (un blog étant destiné à faire du nombrilisme sous couvert de sujets plus ou moins convaincants), le gardien tente d'éviter la faute, ce qui ne l'absout pas pour autant d'un coup de pied de réparation. Toujours prompt à dénoncer l'injustice la plus atroce, notre président lui-même se dressa sur son siège, prenant l'hostile tribune bretonne à témoin de ce qui venait de se produire sous leurs yeux effarés, pendant que Madame (?) roulait elle, des yeux consternés, comme si Monsieur venait d'en sortir une bien lourde au beau milieu d'un banquet pour l'enterrement d'enfant. On sentait vaguement que ça pouvait venir, non que l'OL fut bien attrayant, mais plutôt au vu des pelletés d'occasions vendangées auparavant par les Rennais menés un coach au registre castrat quand lui vient l'indignation et qui poussa l'ironie (??) ) parler du danger technique présenté par l'OL en première période. On penche pour une force de dissuasion ou une cataracte précoce. Lisandro finit donc par profiter d'une sienne maladresse supplémentaire pour tromper Costil suite à un ballon renvoyé par le poteau et lui revenant par miracle dans les pieds. Ahhh l'OL, une grande équipe, avec la réussite d'une grande équipe : merveilleuse conclusion (attention, de l'ironie se cache dans cette phrase). Rennes s'empara à nouveau du ballon, n'en fit rien de rare et laissa filer l'opportunité de revenir à 2 points des Lyonnais qui semblaient pourtant ne pas tant en demander.

Rideau ? non... la soirée ne faisait que commencer, car Canal ne vous laisse pas partir au lit sur la débandaison d'un match quelconque, puant la confrontation franco-française à des lieues à la ronde. Le JMA fut traqué et on s'empressa de lui glisser une oreillette et un micro pour la plus grande joie de tous, alors que Pierre Ménès tentait difficilement de planquer son goitre sous un poisson d'avril et de papier. Evidemment la réalisation s'empressa de faire partager le bon canular au moyen d'un écran divisé en trois parties ce qui n'eut pas l'heur de plaire au président redresseur de torts, venu expliquer le scandale de la situation et libérer sa "colère froide" (je reprends ses termes). Bref, JMA et Ménès ont amusé la galerie pendant quelques minutes, passant ainsi sous silence l'ahurissante première mi-temps de l'OL. Ahhh les fines tactiques du bon président Aulas, toujours prompt à allumer un incendie en guise de pare-feu quand son équipe se consume. Monsieur Ménès dans le rôle du bon con, fonçant tête baissée dans le panneau, fut parfait.

Ces gens de Canal, tout de même, quel professionnalisme ! On se désole de les voir perdre une partie de leur "offre foot" l'année prochaine. L'OL dans tout ça ? Calendrier favorable pour finir certes, mais si Lille maintient le cap (et augmente l'écart à la faveur de notre match en semaine à Toulouse ?) et que nous embarquons la coupe de la ligue + finale de la coupe de France, il y a fort à parier que la fin de saison connaisse quelques trous d'air face à des survivants affamés (ACA, Nice, VA, Brest, au choix...)

Pour mémoire : Rennes - Lyon : 1-1 (Erding - Lisandro)

Image : Un téléspectateur devant Canal ? une illustration moderne du Mythe de la Caverne dans la Grèce dévastée ? Une escale sur la place Syntagma au retour de Chypre ? Your choice...

mercredi 28 mars 2012

Nicosie, l'OL en ruines

Métaphore facile, rien de bien malin, juste le plaisir de faire un parallèle. Nicosie encore ? Oui mais l'ennui avec la photo argentique, c'est le délai pour montrer les photos... 
Bref, la ligne de démarcation, le No Man's Land qui sépare la ville. Facile mais ça illustre bien.

mardi 27 mars 2012

Ce soir : le Real !

A vrai dire, furtif car moustachu, alors que je voyais défiler les buts catalans sur l'écran géant du GSP Stadium de Nicosie, je me résignais à la piteuse élimination aux tirs aux buts qui nous tendait les bras et préférais rester en rade de Chypre que finir dans un livre des records après une goleada barcelonaise ou madrilène. La prolongation battait son plein, il semblait clair qu'approximatifs comme nous l'étions, nous ne passerions pas : pas un centre au bon endroit, pas un coup de rein, pas un contrôle décent. Il était assez clair que les Chypriotes et leurs acolytes n'allaient pas non plus marquer de deuxième but. Le chemin de l'élimination aux tirs aux buts s'ouvraient à nos yeux clairvoyants plus illuminé et large qu'une piste d'atterrissage d'A380 sous la voute étoilée.

Ce soir l'Apoel Nicosie accueille le Real Madrid pour son quart de finale de Ligue des Champions. Selon toute logique, c'est l'OL qui devrait être sur le pont à cette heure-ci et selon cette même logique, je devrais trépigner dans le sas du train pénétrant en gare de la Part-Dieu. Mais selon le même genre de logique, nous aurions dû choir en Ligue Europa à la place de l'Ajax face à Manchester United. Alors finalement... un Zagreb pour un Nicosie ? Un juste retour des choses, j'imagine.

Et bien du courage aux chypriotes au passage... (Je me demande toutefois comment l'ambiance va pouvoir monter encore dans ce petit stade par rapport à ce que nous avons vécu il y a trois semaines). 

lundi 19 mars 2012

le derby c'est pas fini !!

L'inconvénient d'un blog confidentiel comme celui-ci est de confiner au journal intime : on se parle à soi-même plus qu'autre chose et dans le cadre d'un sujet aussi passionné que l'OL, on finit par n'écrire que pour se libérer de ses mauvaises ondes, cf le nombre de posts avec le mot "Puel". La chronique finit en catharsis et le blog devient litanie de complaintes. 
Grossière erreur ! L'expérience de la période des sept titres prouve qu'il faut s'enivrer du bonheur lorsque l'on a la chance de croiser sa route et s'il est un sujet sur lequel il ne faut pas faire la fine bouche, c'est bel et bien celui du derby. En effet... un derby remporté se savoure, se déguste et tel un grand cru ou un magnifique cigare, il convient de faire durer la joie dans lequel celui-ci nous plonge. Les raisons ne manquent pas, quel que soit le contexte : série d'invincibilité, revanche haineuse ou mise au point nécessaire, comme l'an dernier lors du 1-4 de Geoffroy Guichard. 
L'an dernier justement... Je me souviens avec une authentique émotion de l'euphorie douce dans laquelle je m'étonnais de me retrouver durant toute la journée du lendemain. Je ne touchais pas terre, je planais sur les rues, je survolais les avenues, je surfais sur un vague de satisfaction qui me paraissait presque indécente au vu des situations qui d'ordinaire nous procurent ce plaisir. Je me souviens avoir répété que c'était mieux même qu'un sentiment amoureux des débuts euphoriques d'une relation où rien d'autre ne compte que l'assouvissement du plaisir d'être avec l'autre et de ne s'en séparer qu'avec l'intime conviction que séparés les souvenirs nous préservent dans une communion de sentiments. Après bien des années et des frustrations, après déjà beaucoup de déception je me suis étonné voilà 13 mois de retrouver pareille euphorie grâce à une victoire de l'OL. 

L'an dernier, l'affaire était simple : l'OL n'inspirait guère confiance et nous comptions alors les sinistres "premières" que Puel nous faisait expérimenter. La logique de l'histoire voulait que nous perdions cette invincibilité de plus de 16 ans en terres stéphanoise : au moment d'embarquer dans les bus et dans les heures qui précédaient, la confiance m'avait fui, je souffrais d'avance des quolibets euphoriques du Kop Nord sous nos yeux. La joie n'en fut que plus grande car nourrie par l'espoir annihilé et le sentiment d'humiliation qu'ont emportés ce jour-là tous les gagas, remballant leurs anecdotiques banderoles et vannes sur le pseudo-centième derby remportés par les verts à Gerland 6 mois auparavant. Oublié le centième, digéré dans la bile stéphanoise, ravalé avec les espoirs de prendre les rênes de la région en championnat... le terminus des prétentieux !

Le derby c'est pas fini... ils y croyaient trop pour ne pas être finalement punis, cette année encore. A la différence près que cette saison, on l'avait bien senti venir cet excès de confiance. Le derby est gagné, voilà un long bonheur prolongé !

Pour mémoire : Sainté - OL : 0-1 (Gomis)

lundi 20 février 2012

Bordeaux... dur !

A croire qu'on n'écrit que lorsque les temps deviennent difficiles. Le pire devant être cette médiocre demie mesure où nous voyons l'OL se précipiter... en course pour 4 compétitions sans finir peut-être par accrocher grand chose. L'équipe est plutôt sympathique, "on fait jouer les gones", l'entraîneur a une allure à faire la une de GQ, le bon goût d'être Lyonnais et de faire preuve d'une modestie qui nous sied bien. Garde est parfait dans son rôle de représentation, de personnification du club. Il n'incarne pourtant pas... trop effacé pour parler de cher, de tripes. Et voilà que, revenus de tout, nous revenons aux valeurs pénibles de nos voisins verdâtres. La sueur, la volonté... Où sommes-nous ? 
Bordeaux a par le passé eu valeur de test très emblématique des saisons qui nous attendaient. Nous y gagnions régulièrement quand l'OL gagnait le titre, des matches décisifs parfois où Anderson et Juni claquaient son beignet à Pauleta. Nous y gagnâmes un 7 octobre 2007, 1-3 après une rouste subie sur notre terrain par les terribles Rangers et alors que la France nous accablait. Moralité : l'OL mal partie se qualifia brillamment en écartant Stuttgart et les mêmes Rangers, 3-0 à Ibrox en décembre. A la fin de saison, le club célébrait son dernier titre et remportait la Coupe de France en guise de bonus. Puis... avec l'arrivée de plus grand fléau de tous les temps, l'OL entama la saison suivante par une défaite aux tirs au but à... Bordeaux pour un trophée des champions des plus illégitime puisque l'OL avait faite le doublé. Bordeaux nous priva en son temps d'une coupe de la ligue sur laquelle nous faisions un peu la fine bouche, avouons-le. 
La saison suivante, l'OL perdit 1-0 sans combattre plus de 10 ou 15 minutes à Chaban Delmas, scellant le titre de Bordeaux, le regard dans le vide et les mains sur les hanches. C'était un dimanche soir et mon train le lendemain partait avant 5h du matin. 
Bordeaux, où nous vécûmes notre seule qualification pour les demies-finales de la Ligue des Champions, en 2010 et diverses autres aventures. 
Hier, dimanche l'OL a perdu 1-0 en Gironde sans inquiéter vraiment la défense locale et céda sur la seule occasion adverse. En une ligne, tout est dit : match insipide et interminable, véritable calvaire pour le téléspectateur. Je n'ose penser à ceux qui y assistèrent au prix d'une quinzaine d'heures de bus. 
L'OL est fébrile, fragile, vulnérable et en ce moment paraît incapable de pouvoir accélérer le jeu, créer du danger sur le but adverse, faire des différences ou donner des solutions. Le match de Montpellier, le soir-même au Parc rendit le contraste particulièrement pénible aux supporters Lyonnais. Non pas que Montpellier m'intéresse beaucoup, pour ma part, ni que la différence me frustre. Non... à l'heure de partir voir l'OL en victime expiatoire au Parc des Princes en Coupe de France (comme dans les 1990s), ou d'aborder la réception des mêmes parisiens à Gerland avec la peur du ridicule, c'est bel et bien un pincement au coeur qui m'étreint. L'impression de voir l'OL revenu plus de quinze ans auparavant, sans donner l'illusion d'être le club de demain. 

Pour mémoire : Lyon - Bordeaux : 1-0 but de Gouffran en première mi-temps. Neuvième défaite en Championnat de la saison. 

En photo, une épave retrouvée sur l'ordinateur et prise je ne sais où. Pas cadrée, crade, pas nettoyée, pas réjouissante, mais légitime.